👽📚 PHILIP K. DICK - DES NUÉES DE MARTIENS (MARTIANS COME IN CLOUDS, 1952)

👽📚 PHILIP K. DICK - DES NUÉES DE MARTIENS (MARTIANS COME IN CLOUDS, 1952)


L'histoire (Côte martienne ♦♦♦)
Sur Terre, périodiquement, on est victime de nuées de martiens qui viennent s'abattre sur notre sol. Tout le monde est apeuré et la police se fait fort, pour contenir le calme des habitants de déloger les intrus et de les exterminer. Le jeune Jimmy, 11 ans, rêve de voir une de ces bestioles (c'est ainsi que les humains nomment les martiens). Un soir son vœu est exaucé car il en aperçoit une cachée dans un arbre. Alors qu'il s'en rapproche cette dernière communique avec lui par télépathie en lui envoyant des images de sa propre planète et des conséquences finalement fort pacifistes qui poussent ses semblables à tenter de s'exiler sur notre planète. Mais l'enfant, plus effrayé que sensibilisé, dénonce le martien auprès de la police et c'est dans une rage insensée que cette dernière aidée des habitants achèvera la bestiole dans un ultime acte des plus sauvages et cruels.
 

Nouvelle publiée dans Fantastic Universe en juin 1953.
Nouvelle très marquante. D'abord elle dénonce évidemment le potentiel d'imbécillité de l'être humain qui, par principe, voit un ennemi dans tout être différent de lui. Or, dans le message que fait passer le martien on comprend vite, que c'est un être avancé, à l'intelligence développée, possédant des capacités particulières (télépathie et voyage dans l'espace) qui a su créer sur sa planète une vraie civilisation. Voir la description de la ville souterraine.
L'annihilation de cette race par nos soins, non seulement nous prive d'une connaissance supérieure qui aurait pu nous être transmise mais en plus nous conforte dans notre impression de supériorité déplacée. Sujet très récurant dans de nombreux textes (👉La Guerre des Mouches de Jacques Spitz) mais qui pourtant ne semble pas nous servir de leçon.
Quant à l'agonie de la propre bestiole et l'excitation de ses bourreaux me rappellent ce magnifique poème de Baudelaire, l'Albatros.


DESCRIPTIONS MARTIENNES

(*Les textes en italique sont extraits de l’œuvre)


Climat : des cieux morts, des nuages de sable parfois, ainsi que des tourbillons de poussière qui se gonflaient sans répit sur fond de paysage desséché.
Communication : les martiens communiquent par télépathie
Faune : Arachnides.
Flore : des plantes rabougries
Martiens : ils sont appelés bestioles par les terriens. Ils s'abattent en nuées sur Terre dès 1958 pour puiser de l'eau. Ils ressemblent à des espèces d'informes sacs gris [...] desséchées, ridées [...] à l'odeur de poussière séculaire.
Paysages : des montagnes. Des plaines... un désert immense, illimité. Un sol rouge sombre, craquelé, raviné. Un lointain alignement de collines arrondies, poussiéreuses, érodées.
Ressources : absence d'eau
Technologies : les martiens sont technologiquement avancés. Pour arriver sur terre, les martiens utilisent comme vaisseaux d'immenses sphères métalliques aplaties de plusieurs dizaines de mètres. On voyait aussi des machines, toutes sortes d'appareils [...], des générateurs, des salles pleines de matériel complexe, [...] des chaînes de productions, des rouages.
Villes : leur habitat est souterrain. Des édifices, des plantations ordonnées, des maisons individuelles.
 


Philip K. Dick Des Nuées de Martiens ♥♥♥ (Martians come in clouds, 1952) • dans Dans le jardin, Folio SF • dans Nouvelles complètes T1, Gallimard Quarto
 


Crédits images & textes ©2007-2021 Erwelyn - Article publié sur l'ancien blog Culture Martienne en juillet 2007 et mis à jour en avril 2021 - Ne pas reproduire sans autorisation

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T
Je ne connaissais pas cette nouvelle de Philip K. Dirk. Elle me ferait un peu penser (pour la "cruauté humaine"), à l'une des deux seules nouvelles du recueil Chroniques martiennes de Ray Bradbury où humains et martiens se "rencontrent" vraiment...
(s) ta d loi du cine, "squatter" chez dasola
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K
Le résumé commençait fort bien, puis tout à coup ça se gâte... On a beau dénoncer à tout vent l'imbécilité humaine, rien n'y fait, l'être humain est ainsi fait, qu'il reste toujours aussi con et primitif dans certaines situations. Comme c'est triste. Ce n'est pas le genre de nouvelle que je voudrais lire, parce que je pense que ce texte me ferait pleurer et me mettrait en colère, je suis trop sensible pour ça. Je préfère la SF évasion à la SF morale. Néanmoins, je ne peux me permettre de donner un avis sur ce texte de PKD, vu que je ne l'ai pas lu.
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E
Il y a deux nouvelles qui m'ont marqué par leur cruauté de PDK. Celle-ci et L'Heure du Wub (chronique quelque part à rapatrier). Il y en a sûrement d'autres sur lesquelles je ne suis pas encore tombées.