👽📚 STEFAN WUL - LA MORT VIVANTE (1957)

👽📚 STEFAN WUL - LA MORT VIVANTE (1957)


L'histoire (Cote martienne ♦♦)
L'Homme a quitté la Terre pour s'exiler sur Venus et d'autres planètes lointaines. La science y est diabolisée en raison des dégâts irréparables qu'elle a causés sur Terre. Tolérée jusque dans certaines limites, elle est sous le contrôle de la Haute-Prudence, sorte d'administration ecclésiastique qui prône la vigilance. Pourtant, sur Terre, quelques survivants ont décidé d'y rester et survivent grâce notamment au marché noir : œuvres d'art, livres et autres qu'ils trouvent dans les entrailles de la planète dévastée et revendent aux plus offrants sur Vénus. C'est ainsi que Joachim, le Maître-biologiste, est appâté par un vendeur de livres scientifiques. Mais il s'agit en fait de le contraindre à venir sur Terre pour aider une femme, chef des Terriens, dont la fille est gravement malade. Sur place, la fille étant décédée entre temps, Martha, la mère, propose à Joachim de tenter un clonage de sa fille. Le récit bascule ensuite dans le fantastique.

Ce roman français d'anticipation, écrit en 1958, oscille entre science-fiction et fantastique. Outre le clonage et ses effets indésirables on y parle de scissiparité, de pouvoirs psy et de vieilles légendes terriennes. Les dernières pages rappellent la fin apocalyptique et « blobesque » exploitée plus tard dans Akira. Un roman de Stephan Wul qui se lit avec nostalgie et dont on est sûr de garder quelques images intéressantes.

Le récit se révèle conté par un martien (le savoir dès maintenant n'a aucune incidence sur le suspense de l'intrigue). On comprend que les hommes se sont exilés sur Mars car la nurse des clones est une métisse martienne. Ouna, c'est son nom, est décrite comme « une forte femme ayant une grosse tête à large bouche et des pieds et des mains gigantesques » et malgré son air un peu débile, elle fait preuve d'une incroyable dextérité.
C'est le premier texte que je rencontre avec cette notion de métissage. Quand Martha quitte la Terre pour aller de monde en monde à la recherche d'explication concernant son étonnante fille clonée, Lise, elle se retrouve sur Mars. Elle décrit de grandes cités et sa rencontre avec Shadan, dernier sage des héritiers des anciennes pratiques religieuses de Deimos.
 

DESCRIPTIONS MARTIENNES

(*Les textes en italique sont extraits de l’œuvre)


Exil : Les hommes se sont exilés sur Venus, Mars et d'autres planètes plus accueillantes suite à la dévastation de la Terre.
Heddiah : dieu martien
Martiens : métissage (on peut supposer qu'il s'agit d'un métissage humain/martien). Plusieurs races dont celle issue de Deimos, les daôts, des nains aux yeux verts, aux mains très longues et pâles.
Religion : On trouve des sorciers de la race des daôts, reconnaissables par les tatouages rouges et bleus de leurs poignets. Ils vénèrent le dieu Heddiah !
Satellites : on évoque l'héritage d'une religion issue d'un peuple de Deimos on imagine donc que le satellite a été habité.
Villes : de grandes cités. L'une d'entre elles se nomme Deimos-Town.
 


Stephan Wul La mort vivante ♥♥ (1958) • Fusée Anticipation n°113 Fleuve Noir
• dans L'Intégrale Stephan Wul Tome 1 chez Bragelonne (2014)

 


Crédits images & textes ©2010-2021 Erwelyn - Article publié sur l'ancien blog Culture Martienne en avril 2010 et mis à jour en août 2021 - Ne pas reproduire sans autorisation

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tadloiducine 15/08/2021 14:30

Bonjour Erwelyn. J'ai eu à peu près la même approche que vous de l'oeuvre de Wul: La planète sauvage (vu pour la première fois quand j'étais gamin). Les maîtres du temps - en version BD (je ne suis pas certain d'avoir vu le film). Niourk, par contre, je dois l'avoir en Folio jeunesse. Je n'ai pas lu les BD récentes d'adaptation des différents romans.

Erwelyn 19/08/2021 05:52

J'ai lu aussi la version BD qui, de mémoire, était tirée du film. Quand j'ai lu plus tard L'enfant de Perdide, sans plus me souvenir que c'était l’œuvre "originelle" j'ai adoré me replonger dans cette fascinante histoire de paradoxe temporelle.

Didier REBOUSSIN 14/08/2021 11:35

C'est un Wul qui tranche avec sa production d'alors, par sa relative noirceur. Un peu à part donc, mais sacrément bien fichu !

Erwelyn 19/08/2021 05:48

C'est vrai qu'il dénotait des "classiques" déjà lus mais comme je n'en ai pas lu d'autres jusqu'à présent, je ne savais pas s'il avait écrit d'autres romans tirant sur cette veine plus sombre. Tu en connais ?

KoyoliteTseila 13/08/2021 08:26

Merci pour cette présentation. Encore un Stefan Wul que je n'ai pas lu (erreur, erreur). Le résumé du livre et ce que tu en dis me tentent. Allez, je vais le mettre sur ma pile à lire ! ^-^

Erwelyn 13/08/2021 09:34

Je n'ai pas lu grand chose non plus alors que j'en possède pas mal. Mon tout premier a été Oms en Série, après avoir vu son adaptation animée la Planète Sauvage. Puis l'enfant de Perdide, cette fois avant d'avoir vu l'adaptation Les Maitres du Temps et enfin Niourk. 3 classiques ;). La mort vivante, j'ai eu le plaisir de le lire dans sa première édition FN. Un jour je continuerai. ☺